• Vanessa Loodts

Indexation du prix de l'eau à Bruxelles

Le rapport annuel VIVAQUA a été présenté au Conseil Communal de Schaerbeek ce 23 octobre 2019. A cette occasion, plusieurs conseillers communaux m'ont interpellée en tant qu'administratrice-déléguée de VIVAQUA sur la problématique de l'augmentation du prix de l'eau prévue pour 2020 à Bruxelles. Voici ma réponse.





Tout d'abord relativisons : il s'agit d'une indexation du prix de l'eau, soit une augmentation minime (pour un ménage de deux personnes, avec une consommation « normale » annuelle de 35 m³ d’eau par personne, cette indexation reviendrait à une augmentation de 2,24% de la facture, ce qui signifie 5,65 € en plus par an pour le ménage).

De plus, l'eau à Bruxelles est la moins chère du pays et l'écart s'est encore creusé ces dernières années vu que le prix de l'eau à Bruxelles est gelé depuis 2014.


Pourquoi cette indexation ? Suite à l'inflation, le coût de la vie augmente, y compris le salaire des membres du personnel de VIVAQUA et les autres différents frais (énergie, matériaux,etc.) que l'intercommunale doit supporter. Soulignons que VIVAQUA doit assurer des investissements importants ces dernières années, aussi bien en matière de numérisation qu'en matière de rénovation des infrastructures, notamment les égouts. Réduire ces rénovations serait une mauvaise idée car cela pourrait conduire à une augmentation des interventions en urgence (voirie qui s'effondre à cause d'une fuite...) qui coûtent 5 à 6 fois plus cher que les rénovations programmées.


Rien n'est réellement gratuit dans ce monde : il est donc crucial de faire payer l'eau au prix coûtant afin de pouvoir financer les investissements nécessaires.

Distribuer de l'eau "à perte" ne serait rien d'autre qu'un subside déguisé aux entreprises. Prenons comme image concrète les hôtels : pourquoi leurs clients étrangers ne paieraient-ils pas l'eau au prix coûtant ?


Bien évidemment il faut soutenir les personnes précarisées qui ont déjà du mal à payer leurs factures. VIVAQUA le fait déjà, via une contribution au Fonds Social de l'eau (alimenté par VIVAQUA par une contribution de 3 cents prélevée sur chaque m³ d’eau facturé, soit plus d’1,8 millions EUR par an). VIVAQUA plaide également auprès des autorités concernées pour l'instauration d'un tarif social qui, si tout va bien, arrivera en 2021.


Finalement, tout ceci est en accord avec ma vision d'une société plus juste : ceux qui en ont les moyens doivent financer les services publics au prix coûtant, pas moins, et contribuer à l'aide fournie aux plus démunis.

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